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Fantin-Latour : "Je veux faire des chefs-d’œuvre, il n’y a rien d’autre"

Fantin-Latour. À fleur de peau

Fantin-Latour : "Je veux faire des chefs-d’œuvre, il n’y a rien d’autre"

Fantin-Latour : "Je veux faire des chefs-d’œuvre, il n’y a rien d’autre"

Publié le 20 Octobre 2016
Du 14 septembre 2016 au 12 février 2017, Henri Fantin-Latour est l'invité d'honneur du Musée du Luxembourg. Un artiste à part, sensible, à fleur de peau, aux multiples facettes, que nous vous proposons de découvrir.
C’est entre 1864 et 1872 qu’Henri Fantin-Latour réalise ses tableaux les plus célèbres. En quelques années se construit l’œuvre d’un témoin privilégié de son temps, d’un peintre pleinement inscrit dans la modernité et pourtant farouchement indépendant. Malgré le succès de ses natures mortes en Angleterre, Fantin-Latour choisit de rester dans le tourbillon parisien : « Paris, c’est l’art libre, écrit-il à Edwards en 1862. On n’y vend rien mais on y a sa libre manifestation et des gens qui cherchent, qui luttent, qui applaudissent ».

C’est donc un Fantin plus démonstratif qui expose au Salon de 1864 l’Hommage à Delacroix, œuvre profondément originale tant sur la forme que sur le fond. Très hostile aux principes de l’impressionnisme naissant, Fantin-Latour tourne le dos au plein air et ambitionne plutôt de révolutionner l’art de la peinture en suivant la voie originale des portraits de groupe. Si la réflexion que mène le peintre autour du Toast (1864-1865) aboutit à un échec, Fantin s’attire tous les éloges avec Un atelier aux Batignolles (1870), hommage appuyé à Édouard Manet. Le Coin de table (1872), dernier portrait de groupe de la période, resté célèbre grâce à la présence de Verlaine et Rimbaud, achève de forger sa réputation de portraitiste brillant et peu conventionnel.
 
© Fantin-Latour, Un Atelier aux Batignolles - © Rmn-GP (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski