Toutes les actualités

Jean-François Millet

Paul Durand-Ruel, le pari de l'impressionnisme. Manet, Monet, Renoir

Jean-François Millet

Jean-François Millet

La Bergerie par Jean-François Millet, vers 1856-1858
Publié le 04 Décembre 2014
Paul Durand-Ruel a aussi été un grand défenseur de Jean-François Millet, qu’il a connu dès les années 1840, époque où son père achetait les tableaux néo-rococo de l’artiste. À l’automne 1866, en collaboration avec Brame, il proposa au peintre un contrat visant à s’assurer l’exclusivité de sa production en échange d’une rémunération annuelle de 30 000 francs.

MILLET ET DURAND-RUEL

 

Paul Durand-Ruel a été un grand défenseur de Jean-François Millet, qu’il a connu dès les années 1840, époque où son père achetait les tableaux néo-rococo de l’artiste. À l’automne 1866, en collaboration avec Hector Brame, il proposa au peintre un contrat visant à s’assurer l’exclusivité de la production de Millet en échange d’une rémunération annuelle de 30 000 francs. Le peintre déclina l’offre. Pendant la guerre de 1870, Durand-Ruel, alors à Londres, envoyait régulièrement de l’argent à Millet, qui s’était réfugié à Cherbourg.

En cette époque difficile pour l’artiste, ce soutien renforça l’amitié entre les deux hommes. Quand Millet rentra à Paris après la guerre, Durand-Ruel collectionna ses œuvres avec une intensité renouvelée. Dans l’idée de monopoliser sa production, Durand-Ruel a beaucoup défendu Millet dans le circuit des expositions internationales et il s’efforça constamment de faire monter les prix à l’occasion des ventes aux enchères. En avril 1872, il déboursa 20 000 francs pour La Bergerie (ci-contre). C’était un record pour un Millet.

 

 

 

 

MILLET (1814-1875) C'EST AUSSI…

 

  • Un des représentants de l'école de Barbizon où il s'installe en 1849 et finira sa vie
  • Une grande prédilection pour la peinture espagnole
  • De très nombreuses représentations du monde paysan comme le Semeur (1850) ou les Glaneuses (1857) œuvres-manifestes de l'histoire sociale et artistique de son époque
  • Une forte émotion devant la désertion des campagnes suite à la révolution de 1848 (ce qui explique son attachement à ce thème dans son œuvre)
  • Des toiles monumentales qui rappellent la tradition classique et Poussin, à l'instar de Planteurs de pomme de terre (1861-62) ou Bergère avec son troupeau (vers 1863)
  • De grands dons de dessinateur qu'on remarque surtout après 1860 
  • Une grande importance accordée au paysage à la fin de sa vie en partie grâce à son compagnonnage avec Théodore Rousseau à Barbizon : l'Hiver aux corbeaux (1862), le Printemps (1868-1873)
  • Une source d'inspiration pour des artistes comme Vincent Van Gogh ou Camille Pissarro.

 

 

< Revenir aux actualités autour de l'exposition