Toutes les actualités

Mangez sauvage ... avec l'ortie !

et suivez les traces de Pissarro !

Mangez sauvage ... avec l'ortie !

Mangez sauvage ... avec l'ortie !

Publié le 08 Juin 2017
A l'occasion de l'exposition Pissarro, découvrez des plantes qui se mangent même si elles n'en ont pas l'air ! Camille Pissarro place le jardin au centre de ses œuvres. Mais contrairement à Claude Monet qui met en scène ses parterres de fleurs et ses jardins d’eau poétiques, Camille Pissarro représente des jardin-potagers et le travail de la terre. A Eragny, c’est Julie, sa femme, qui agrandit le potager et l’oriente très vite vers une culture intensive pour nourrir la famille et ses nombreux invités. Les fruits des récoltes sont partagés avec les travailleurs du lieu. Pissarro défendait un environnement propice à la nature humaine et une économie de troc. Un écologiste avant l’heure !
Suivez notre guide, Christophe de Hody*, naturopathe, cueilleur urbain et botaniste de terrain, à la rencontre de quelques plantes simples qui poussent en abondance en Ile-de-France. 


Après le tilleul, découvrons aujourd'hui les bienfaits de l'ortie, que l'on trouve au bord des chemins, dans les sous-bois et dans nos vergers, et qui nous a tous effrayée quand nous étions petits !
On essaie d’éviter de la toucher à tout prix, tant elle est urticante. Pourtant, c’est quasiment la plante la plus nutritive, pleine de protéines et d’acides aminés qui l’équilibrent. Elle contient des lipides, beaucoup d’oligoéléments, de la vitamine C, du fer, du silicium. C’est une plante incroyable et injustement méprisée. 


En plus d’être riche, elle crée une sorte de barrière contre les animaux et les hommes. Qui s’y frotte s’y pique…  Et les plantes qui poussent derrière une barrière d’orties ont de fortes chances de ne pas être infestées par les parasites.



Pour saisir une ortie sans hurler, il faut soit mettre des gants, soit saisir les feuilles supérieures de la plante entre le pouce et l'index, de part et d'autre de la tige, et remonter la main en serrant, du bas vers le haut. On casse alors les poils et là on peut manger l’ortie et se régaler. Le mieux est d’en faire une boulette avec son pouce et son index et la croquer.

 
Plus les feuilles sont jeunes et plus le goût est bon. Il peut ressembler à la saveur des haricots verts. On peut les grignoter sur le chemin mais aussi les mixer à la maison dans un jus de légumes ou encore se faire un délicieux pesto et ainsi profiter des nombreux nutriments.  L’ortie aidera notamment les personnes déminéralisées, celles qui souffrent de douleurs articulaires. 
 




 


*Si les cueillettes sauvages vous tentent, suivez le guide Christophe de Hody dans ses sorties et ateliers autour des plantes sauvages comestibles et médicinales. Vous pouvez vous inscrire à sa prochaine ballade. Il vient également d’éditer Le parfait manuel du cueilleur urbain aux éditions Arthaud