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Rubens à la cour de Bruxelles

auprès des souverains des Flandres

Rubens à la cour de Bruxelles

Rubens à la cour de Bruxelles

Publié le 16 Novembre 2017
Fin 1608 la maladie de sa mère amène Rubens à retourner à Anvers après un long séjour en Italie. Il y est retenu par une offre qu’il ne peut refuser : les souverains des Flandres veulent qu’il devienne leur peintre attitré. Tous deux Habsbourg, l’archiduc Albert (de la branche autrichienne, donc impériale) et l’archiduchesse Isabelle Claire Eugénie (fille du roi d’Espagne Philippe II) règnent ensemble depuis 1598 sur les Flandres méridionales (l’actuelle Belgique), ce territoire catholique qui dépend du royaume d’Espagne alors que les Flandres du Nord (l’actuelle Hollande), protestantes, ont fait sécession.
Rubens obtient de résider à Anvers et non à Bruxelles, siège de la cour des archiducs. Il est libre de peindre pour les clients de son choix mais doit en priorité réaliser les peintures souhaitées par ses souverains, en particulier leurs effigies officielles. Rubens est très proche de l’archiduchesse qui, devenue veuve en 1621 et ayant pris l’habit de religieuse, l’emploie comme diplomate au service de la paix.
 
À la mort de celle-ci en 1633, le cardinal-infant Ferdinand, frère du roi d’Espagne Philippe IV, est nommé gouverneur des Flandres et l’année suivante Rubens dirige la décoration éphémère d’Anvers pour sa « Joyeuse Entrée » dans la ville (17 avril 1635). Des arcs de triomphe provisoires embellissent la cité et délivrent des messages politiques. Les portraits de l’archiduc et de l’archiduchesse, prêtés par les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, proviennent de cette décoration.
 
 
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