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Fragonard amoureux. Galant et libertin

Fragonard amoureux. Galant et libertin

Fragonard amoureux. Galant et libertin

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Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) fut sans doute le peintre français le plus emblématique des décennies qui ont précédé la Révolution. Paysage, scène de genre, peinture d’histoire, grand décor voire portrait, il aborda toutes les veines avec bonheur mais, selon son premier biographe, “il s’adonna [surtout] au genre érotique dans lequel il réussit parfaitement”. La thématique amoureuse est en effet centrale dans son oeuvre.

 

De sa vie personnelle, on sait peu de choses. De ses liaisons prétendues avec les célèbres courtisanes de son temps telle Marie-Madeleine Guimard (1743-1816), tout semble avoir été inventé au XIXe siècle. Bon époux, bon père, tel fut Fragonard d’après les témoignages les plus fondés. Son union avec Marie-Anne Gérard (1745-1823) épousée en 1769 fut heureuse et durable. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et à la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor place l’amour au coeur des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment, à l’unisson de son époque.

 

C’est l’exploration de cette thématique amoureuse que l’on va suivre, entre les derniers feux de l’amour galant et le triomphe du libertinage, jusqu’à l’essor d’un amour sincère et sensible, déjà “romantique”.

1er septembre 2015

Jean-Honoré Fragonard, Autoportrait souriant, vers 1785 © Rmn-Grand Palais (musée du Louvre) / Gérard Blot

LE BERGER GALANT

 

Hérité des précieuses, des poètes et des moralistes du “Grand Siècle”, l’idéal de “galanterie” constitue au XVIIIe siècle une valeur identitaire pour les Français. L’Astrée (1607-1628), le grand roman d’Honoré d’Urfé (1567-1625) qui narre les amours de bergers utopiques, instaure les normes de convenance en la matière jusqu’au XVIIIe siècle. “L’amour galant”, sans taire l’inclination des sens, prône la tendresse, la sincérité, le respect mutuel et la fidélité dans une absolue discrétion. 

À la fin des années 1730, le peintre François Boucher (1703-1770) se fait l’inventeur d’une iconographie nouvelle qui mêle thématique amoureuse et galanterie pastorale en s’inspirant de d’Urfé notamment. C’est à cette école que Fragonard, élève de Boucher au début des années 1750, fera son premier apprentissage de l’iconographie amoureuse. Avec lui cependant, un souffle plus franc et charnel vient faire frissonner l’Arcadie.

François Boucher, Les charmes de la vie champêtre, vers 1740 © Rmn-Grand Palais (musée du Louvre) / Tony Querrec

LES AMOURS DES DIEUX

 

Au cours des années 1740-1750, les fables mythologiques de l’Antiquité mises en scènes par François Boucher et ses émules deviennent l’emblème d’une peinture frivole, voire licencieuse, ainsi que l’affirme l’abbé Pluche dès 1739 : “les galanteries de Jupiter [ne sont dépeintes qu’afin] de remplir nos pensées de plaisir […] par une suite continuelle de divertissements libertins”.

 

C’est que depuis la Régence (1715-1723), le “libertinage” triomphe parmi les élites en adoptant les formes et le vernis policé de la galanterie, pour mener en fait une quête hédoniste du plaisir charnel complètement découplé du sentiment amoureux. Les espaces de plaisirs, mais aussi les salons d’apparat et jusqu’au décor pour la chambre à coucher de Louis XV au château de Marly, sont alors recouverts de peintures mythologiques amoureuses.

Jean-Honoré Fragonard, Corésus et Callirhoé, vers 1762, Rmn-Grand Palais / Benoît Touchard / Mathieu Rabeau, Musées d'Angers / photo P. David

Fragonard est formé à cette école. Il produit, à des fins décoratives, ses premières peintures sensuelles dans la mouvance de Boucher. Lors de son séjour à Rome comme pensionnaire de l’Académie de France de 1756 à 1761, il étudie de première main les chefs d’oeuvres de l’Antiquité. À son retour, il exécute lui-même une magnifique suite gravée, les Jeux de satyres, où l’art antique reprend vie de la plus robuste manière. En 1765 enfin, il devient un peintre éminent grâce au succès de Corésus et Callirhoé, une sombre histoire d’amour mythologique, où s’associent le frémissement des sens et la tragédie de la passion. La leçon de Boucher est désormais dépassée…

EROS RUSTIQUE ET POPULAIRE

 

Au moment de son premier séjour romain (1756-1761) et surtout après son retour, Fragonard renouvelle son traitement des amours pastorales et populaires. Deux veines s’illustrent alors. Tout d’abord, une veine roturière assume ostensiblement la part des pulsions charnelles avec une franchise voire une grossièreté délibérée. Elle dérive du genre littéraire “poissard” qui fait florès dès les années 1740-1750. Instauré par les récits du comte de Caylus (1692-1765) ainsi que par les opéras-comiques de Jean-Joseph Vadé (1720-1757), le genre poissard revendique ses références picturales, à savoir essentiellement les scènes rustiques des peintres flamands du XVIIe siècle David Teniers (1610-1690) et Rubens (1577-1640).

 

 

Jean-Honoré Fragonard, L'Étable, vers 1761-1765, Musée Cognacq-Jay / Roger-Viollet

Fragonard va puiser à ces mêmes sources. Amusé, grivois sans doute, Frago se distingue de ses devanciers en ce que le mépris ne se dégage pas de ses représentations des amours villageoises. Une autre veine, plus recueillie et sentimentale, porte la marque du culte de la nature instauré par Jean-Jacques Rousseau (1712-1778). Le Pâtre jouant de la flûte, sans doute exposé au Salon de 1765, relève de cette poétique inspiration.

FRAGONARD ILLUSTRATEUR DES CONTES LIBERTINS

 

Le XVIIIe siècle a été un siècle d’or pour le livre illustré. Le milieu du siècle correspond justement à une période de plein épanouissement esthétique et commercial de cette sphère. Au cours des années 1750 ce sont les ouvrages lestes voire licencieux qui rencontrent le plus grand succès. Ainsi l’édition des Contes de Jean de la Fontaine (1621-1695) illustré par Charles Eisen (1720-1778) en 1762 qui connait un véritable triomphe. Ces contes licencieux ne relèvent pas du tout de la même inspiration moraliste que les célèbres Fables et l’on considère qu’ils sont une des sources de toute la littérature libertine du XVIIIe siècle

 

 

Fragonard s’intéresse à l’illustration des Contes sans doute dès la fin de son séjour romain et au cours des années 1760. L’artiste lui consacra plusieurs séries de dessins. La plus complète, constituée de cinquante-sept feuilles, est celle qui fut rassemblée dans les deux albums conservés au musée du Petit-Palais ici présentés. Par la suite, le projet aboutit de manière très partielle avec l’édition des Contes conduite par Pierre Didot en 1795, dont dix-sept planches seulement reprennent les compositions de Fragonard. Au cours des années 1760, Fragonard entreprit également une série de dessins isolés illustrant un autre conte libertin, La reine de Golconde de Stanislas de Boufflers (1738-1815) paru en 1761. L’entreprise n’aboutit pas sous forme de livre imprimé, pas plus d’ailleurs que les autres tentatives de Frago dans ce domaine.

 

À gauche : Jean-Honoré Fragonard, La Servante justifiée, illustration des Contes, Petit Palais / Roger-Viollet

PIERRE-ANTOINE BAUDOUIN, UN MAÎTRE EN LIBERTINAGE

 

Durant les années 1760 Fragonard apparaît très proche du peintre en miniature Pierre-Antoine Baudouin (1723- 1769). Élève de Boucher, celui-ci se fait connaître en produisant des dessins à la gouache dont les sujets recoupent ceux de la littérature libertine. Ses scènes de séduction érotique sont proches des romans de Crébillon (1707- 1777) ou de la Morlière (1719-1785) voire de textes pornographiques tel que Margot la Ravaudeuse (1750). Le succès foudroyant de ses gouaches exposées publiquement est conforté par le scandale qu’elles suscitent parfois. Ses participations aux Salons sont attendues, abondamment commentées par la critique. Baudouin a sans doute été pour Fragonard un mentor en iconographie libertine. À partir de 1765, ils se partagent l’atelier du défunt peintre Deshays au Louvre. En 1767, ils font la demande d’aller copier ensemble les tableaux de Rubens au palais du Luxembourg – l’actuel Sénat ! 

Baudoin, La Soirée aux Tuileries, Collection particulière, courtesy Galerie Fabienne Fiacre / photo Art Go

FRAGONARD ET L’IMAGERIE LICENCIEUSE

 

“ Je peindrais* avec mon cul ”
À partir de la Régence (1715-1723), une grande partie des élites françaises adoptent le “libertinage”. Les sphères littéraires et artistiques en sont profondément affectées. Les livres lascifs illustrés et les gravures licencieuses, diffusés sous le manteau, connaissent un succès sans précédent. Apparaissent aussi des espaces privés dévolus à la consommation du plaisir : “boudoir” au sein de la demeure et “petite maison”, résidence construite à la périphérie de la capitale où selon les mots de Crébillon, le “libertin veut cacher sa faiblesse ou ses sottises”. Les peintres participent au décor de tels espaces, tel Jean-Baptiste Pater ou François Boucher. On sait même que certains bordels de luxe, tel celui tenu par Marguerite Gourdan rue Saint Sauveur à Paris, disposaient d’un cabinet de peintures et d’estampes érotiques. 

 

Jean-Honoré Fragonard, Les Amants heureux © collection George Ortiz / photo Maurice Aeschimann

La genèse de telles oeuvres est toujours tenue secrète. Commandes très privées, elles sont le fruit de discussions spécifiques entre le peintre et son commanditaire. Ceux-ci sont des privilégiés : financiers, aristocrates, courtisanes sans doute. Au cours des années 1760-1770, Frago s’impose comme le ténor incontesté de cette veine. Selon un témoignage rapporté seulement au XIXe siècle, Fragonard aurait déclaré “je peindrais avec mon cul”. Et en effet, par sa technique si démonstrative et comme effusive, le peintre parvient à confondre l’enthousiasme de l’inspiration artistique et celui de la fusion érotique. Par la fluidité du lavis ou la vigueur des coups de pinceau largement empâtés, qualifié de “tartouillis” par ses détracteurs, Frago suggère la confusion paroxystique des émotions. Il use ainsi de tous les pouvoirs suggestifs de son art, capable de tromper les sens et d’exalter l’imaginaire.

LA LECTURE DANGEREUSE

 

Jamais fille chaste n’a lu de romans”. Rousseau, préface de La Nouvelle Héloïse, 1761

 

Au XVIIIe siècle, la pratique de la lecture se diffuse. De nombreuses catégories sociales accèdent ainsi à des modes de connaissance qui peuvent remettre en cause l’ordre établi. Parmi les productions littéraires qui inspirent la méfiance des autorités, le roman suscite régulièrement anathèmes et réprobations morales. C’est avec ce type de littérature que fraye volontiers Fragonard. Les représentations de lecteurs, et de lectrices plus encore, abondent dans son oeuvre. Nombre de moralistes réprouvent l’influence corruptrice des romans sur un lectorat féminin jugé trop sensible et donc vulnérable. Les représentations ambiguës voire franchement licencieuses abondent.

 

Jean-Honoré Fragonard, La Lettre © The Metropolitan Museum of Art, dist. Rmn-Grand Palais / image of the MMA

Mais la littérature n’est pas la seule corruptrice des moeurs. La correspondance se développe considérablement au XVIIIe siècle. Un type de littérature privilégié, le roman par lettres, témoigne de cet essor sans précédent manifesté par les plus grands succès littéraires du siècle, de La Nouvelle Héloïse de Rousseau en 1761 jusqu’aux Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos en 1782. Les échanges de correspondances se retrouvent dans l’oeuvre de Fragonard avec sans doute une même signification amoureuse et délicieusement prohibée.

LE RENOUVEAU DE LA FÊTE GALANTE

 

Les années 1760-1780 voient une progressive dévaluation des valeurs du libertinage. Le succès considérable de La Nouvelle Héloïse (1761) de Rousseau scelle le triomphe d’une forme de sentimentalisme moraliste. En 1770, un émule de Rousseau, Claude-Joseph Dorat (1734-178o), livre une violente diatribe contre le libertinage. Il lui oppose l’amour sincère et tendre. Cet amour qui “se développe par l’estime” se nourrit, selon lui,
d’un regard rétrospectif vers l’amour galant du Grand Siècle : “ce commerce de sentiments tendres, de soins délicats et de plaisirs voilés que l’autre siècle connaissait encore”.
Fragonard va puiser à cette même source galante pour dépeindre son intrigante Leçon de musique, dans laquelle les costumes de fantaisie évoquent le “Grand Siècle”. Mais c’est à la rencontre d’Antoine Watteau (1684-1721) que son art va s’infléchir. 

Fragonard renouvelle le genre des “fêtes galantes”, dont Watteau fut l’inventeur, au point de renouer avec son esprit unique combiné de distance amusée et d’érotisme suggéré. 

Cette entreprise de réactualisation semble atteindre une forme de sommet de raffinement et de sophistication avec le cycle des Progrès de l’amour, peint en 1771-1772 pour la comtesse du Barry (1743-1793), favorite du roi Louis XV. À cette réminiscence des fêtes galantes, Fragonard mêle des fragrances plus modernes : le jardin pittoresque et la vogue des contes de fées. Chef-d’oeuvre de cette veine, L’Île d’amour mêle indissolublement ces deux notions dans un jardin irréel, espace d’un éros enchanté.

 

À droite : Jean-Honoré Fragonard, La Poursuite - esquisse du décor de Louveciennes pour Madame du Barry, vers 1772, musée des Beaux-Arts d'Angers ©  Rmn-Grand Palais / Benoît Touchard

L’AMOUR MORALISÉ

 

Les Liaisons dangereuses, triomphe de 1782, vont sonner le glas littéraire du libertinage. À rebours, une nouvelle morale plus convenable socialement s’impose alors, prônant les valeurs neuves de l’amour conjugal. La mise en récit du Verrou apparaît à cet égard comme une magnifique réécriture de l’imaginaire érotique au tournant des années 1770. D’abord conçue comme une piquante scène de séduction libertine, dans la lignée des gouaches de Baudouin, la peinture a été commandée vers 1777 par un mécène distingué, le marquis de Véri (1722-1785). L’amateur propose l’association problématique du Verrou à une toile religieuse, l’Adoration des bergers, que Fragonard vient d’exécuter pour lui. L’irrespect religieux transparaît sans doute dans cette association qui met en regard offrande sacrée et consommation sexuelle. 

 

Jean-Honoré Fragonard, Le Verrou © Musée du Louvre, dist. Rmn-Grand Palais / Angèle Dequier

Le Verrou est transcrit en gravure par Maurice Blot en 1784. Un peu plus tard, celui-ci produit une autre gravure en pendant, d’après une composition de Fragonard sans doute exécutée en collaboration avec Marguerite GérardLe Contrat. L’oeuvre représente un couple attendri, sans doute le même que celui du Verrou, qui s’apprête à signer sa promesse de mariage. Sur la gravure apparaissent très distinctement, accrochées au mur, les deux compositions encadrées de L’Armoire – que Fragonard avait gravée lui-même en 1778 – et du Verrou. Les trois oeuvres se trouvent ainsi reliées à la fois formellement et thématiquement. Une narration est induite et trouve sa conclusion – moralisante – sur Le Contrat, à la manière de “trois chapitres d’un roman : la ‘faute’ – Le Verrou – , les amants surpris – L’Armoire – , la régularisation – Le Contrat”.

LA PASSION HÉROIQUE

 

Le Roland furieux et La Jérusalem délivrée comptent parmi les oeuvres littéraires les plus célèbres de la Renaissance. Elles n’ont cessé d’être pour les artistes, musiciens et peintres confondus, comme pour les hommes de lettres, des sources inépuisables d’inspiration. Ces deux longs poèmes virent le jour à quelques décennies d’intervalles, dans l’ambiance raffinée de la cour des Este à Ferrare. Jusqu’à sa mort, l’Arioste (1474-1533) ne cessa de retravailler son Orlando furioso. Quant à La Gerusalemme liberata, elle fut publiée par le Tasse (1544-1595) en 1581. Tous deux, mais sur des modes différents, réinventent l’histoire des croisades, entremêlant geste guerrière, épisodes amoureux et récits fantastiques. De multiples éditions du Roland furieux voient le jour dans l’Europe des Lumières.

Jean-Honoré Fragonard, Renaud dans les jardins d'Alcine © Rmn-Grand Palais (musée du Louvre) / Gérard Blot

Fragonard s’est littéralement pris de passion pour l’épopée, au point de tenter de l’illustrer quasiment scène après scène. Bien qu’interrompu au bout du seizième chant, ce projet donna naissance à quelque cent quatre-vingts dessins. On ne sait ni pour qui, ni dans quel but cette série fut exécutée. Tout juste peut-on la situer, par comparaisons stylistiques, à la fin des années 1770. Cette suite éblouissante de virtuosité témoigne de la capacité de l’artiste à traduire une oeuvre aussi riche et complexe que le Roland furieux. La série marque un point d’acmé dans la carrière de Frago qui illustre ici magistralement la passion et les dérèglements amoureux poussés à leur paroxysme.

LES ALLÉGORIES AMOUREUSES

 

En 1773, le graveur Jean Massard offre à Fragonard un exemplaire du recueil de poésies amoureuses de l’Antiquité dues notamment au poète Anacréon (VIe av. J.-C.), dont il vient de graver les illustrations d’après Charles Eisen. Cet ouvrage ainsi qu’un autre, Les Baisers (1770), rassemblant les poèmes de Claude-Joseph Dorat et également illustré par Eisen, semblent avoir profondément influencé Fragonard durant la dernière décennie de sa carrière picturale. À partir de la fin des années 1770, Frago produit un ensemble de compositions allégoriques amoureuses, dans un style antiquisant dont les thématiques recoupent celles de la poésie amoureuse antique dite “anacréontique” : la fusion amoureuse et la consommation sensuelle au sein d’une nature complice. 

Le peintre y utilise les mêmes métaphores que le poète : celles du flambeau de l’amour et de la rose, fleur de Vénus. Il s’agit d’une des productions ultimes de Fragonard, car on considère que le peintre abandonne les pinceaux vers le début des années 1790. Fragonard, aux portes du Romantisme, y interroge d’une manière subtile la sincérité, la réciprocité et la durée du sentiment amoureux. Ainsi Le Serment d’amour, La Fontaine d’amour, Le Voeu à l’Amour.

 

À gauche : Jean-Honoré Fragonard, La Fontaine d'amour © The J. Paul Getty Museum, Digital image courtesy of the Getty's Open Content Program

CHRONOLOGIE

 

- 1732 : Naissance de Jean-Honoré Fragonard à Grasse.
- vers 1738 : Installation de la famille à Paris.
- vers 1748-1752 : Commence sa formation de peintre d’abord auprès de Jean-Baptiste Chardin (1699-1779)
puis de François Boucher (1703-1770).
- 1752 : Fragonard remporte le Grand Prix de l’Académie Royale de peinture.
- 1756-1761 : Fragonard est pensionnaire pour plus de cinq ans de l’Académie de France à Rome.
- 1765 : Il est agréé par l’Académie royale de peinture. Il expose pour la première fois ses oeuvres au Salon.
- 1767 : Il reçoit la commande des Hasard heureux de l’escarpolette.
- 1769 : Le 17 juin mariage avec Marie-Anne Gérard (1745-1823), le 16 décembre naissance de leur fille Rosalie.
- 1771-1772 : Il exécute le cycle dit des Progrès de l’amour commandé pour le décor du pavillon de Louveciennes
de Mme du Barry (1743-1773). L’ensemble est installé mais presque aussitôt renvoyé au peintre.

- 1773-1774 : Fragonard entreprend deux longs voyages en compagnie du mécène Bergeret de Grandcourt
(1715-1785) d’abord en Flandres puis en Italie.
- vers 1775 : Marguerite Gérard (1761-1837), soeur cadette de Madame Fragonard, s’installe à Paris dans la
famille du peintre. Elle devient l’élève de son beau-frère.
- vers 1777 : Peint Le Verrou pour le marquis de Véri (1722-1785).
- 1780 : Le 26 octobre naissance de son fils Alexandre-Évariste Fragonard.
- 1788 : Le 8 octobre, mort de sa fille Rosalie. Fragonard est très éprouvé par ce décès.
- 1790-1791 : Séjour de Fragonard avec sa famille à Grasse. Fragonard abandonne progressivement la peinture.
- 1793 : Fragonard revient définitivement à Paris.
- 1806 : Le 22 août, mort de Fragonard à Paris dans son logement du Palais Royal.

Fragonard amoureux