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Fun Facts Tudors

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Pour vous faire découvrir l'exposition Les Tudors du 18 mars au 19 juillet au Musée du Luxembourg, découvrez les "Fun facts Tudors".

Les petites histoires dans l'Histoire de cette célèbre dynastie. 

7 juillet

Fun Fact Tudors n°1 : L'important c'est la rose !


Le saviez-vous ? C’est sur le champ de bataille de Bosworth en 1485 qu’Henri Tudor s’empara de la couronne d’Angleterre.En venant à bout de Richard III, il mit fin aux trois décennies de la guerre des Deux-Roses et fut couronné, roi Henvi VII, sur le champ de bataille. C’est d’ailleurs un de ses partisans qui avait ramassé la couronne du défunt Richard III dans un buisson, qui lui mit sur la tête.

 
C’est après son mariage avec Élisabeth d'York, qu’Henri VII Tudor créa l'emblème de la rose Tudor rouge à cœur blanc. Ce symbole des Tudors associe une rose rouge et une rose blanche. Cette fleur bicolore raconte à elle seule la fondation de la dynastie, puisqu’elle résulte de l’union entre la rose rouge des Lancaster et la rose blanche des York.
Henri VII descendait en effet de la maison Lancaster par sa mère, Margaret Beaufort, 

 

et avait épousé Élisabeth, fille de la maison York. Leurs enfants et toute la dynastie héritaient ainsi d’un nouvel emblème, symbole fort de réconciliation entre les clans.

Aujourd’hui encore cette rose est l’emblème de l’Angleterre.

 

Henri VII (détail), artiste des Pays-Bas, 1505, Londres, National Portrait Gallery (NPG 416)

Fun Fact Tudors n°2 : Les grossesses nerveuses de Bloody Mary !


Le saviez-vous ? Marie Tudor a fait plusieurs grossesses nerveuses ! Mais pourquoi ?
 
Réginald Pole, légat pontifical exilé sous Edouard VI revint en Angleterre en 1554 quand Marie Tudor accéda au pouvoir. À son retour, celui qui sera par la suite nommé archevêque de Cantorbéry et conseiller le plus proche de Marie, vint la saluer et prononça ces quelques mots : « Je te salue Marie pleine de grâces, le Seigneur est avec toi ». Les mêmes mots que l’ange Gabriel adressa à Marie, la mère de Jésus, pour lui annoncer qu'elle était enceinte.
Il n’en fallait pas plus à Marie Tudor pour être convaincue d’être enceinte !
Il n’en était pourtant rien et sa grossesse, ne fut que nerveuse…

 

Quelques temps avant sa disparition en 1558, Marie fit une deuxième grossesse...toujours nerveuse.

Morte sans enfant, c'est sa demi-soeur, Elisabeth Ire qui lui succéda sur le trône.
 

(Source : Les Tudors, Liliane Crété, éditions Flammarion)

Fun Fact Tudors n°3 : La bague d'Elisabeth Ire


Le saviez-vous ? Le saviez-vous ? Ceci est une bague !

 

Cette bague est un des rares objets personnels et très intimes d’Élisabeth qui subsiste.
En effet, sous le « E » en diamant, on trouve son portrait à côté de celui d’une femme portant un bonnet à la française qui ressemble fortement au seul portrait peint connu de sa mère Anne Boleyn.

Au revers de l'anneau : un phénix est gravé sur la monture. Le phénix était l’emblème de la renaissance et de la régénération. Au cours des années 1570, comme il devenait de plus en plus probable que la reine ne se marierait pas, les représentations d’Élisabeth étaient accompagnées de signes emblématiques et allégoriques.

Fun Fact Tudors n°4 : Edouard VI anamorphosé

 

Le saviez-vous ? Ceci est une anamorphose !

 

L’un des portraits les plus étonnants d’Édouard VI date de 1546. L’image du prince y est déformée par le procédé d’anamorphose : son profil flottant devant un paysage finit par prendre forme dans l’oeil du spectateur, lorsque celui-ci l’observe depuis un certain point de vue, sur le côté droit.
Le cadre d’origine (faisant bloc avec le support) a été conservé sans doute parce qu’une entaille indiquait clairement oùil fallait placer l’oeil pour percevoir l’image sans déformation.

La radiographie a permis de retrouver la signature de l’artiste sur l’encadrement : Guilhelmus pingebat (« Guillim l’a peint »). À cette date, l’artiste le plus en vue à la cour anglaise qui portait ce prénom était Guillim Scrots ; par ailleurs, l’anamorphose était très populaire à la cour des Habsbourg où il avait travaillé auparavant. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le portrait et le paysage, de factures différentes, ne sont probablement pas de la même main. Dans le paysage la peinture est diluée pour être plus fluide et appliquée en petites couches fines. Il se pourrait bien que le paysage en arrière-plan soit l’oeuvre d’un spécialiste du genre venant des Pays-Bas. Édouard aura été séduit par l’ingéniosité de l’anamorphose, il est même possible que l’artiste lui ait fait cadeau du tableau.

 
 
(Portrait anamorphique d’Édouard VI, attribué à Guillim Scrots, 1546, Londres, National Portrait Gallery)

Fun Fact Tudors n°5 : L'étrange disparition d'Amy Robsart

 

Le saviez-vous ? Élisabeth Ire a été accusée d'avoir commandité un meurtre !

 

En 1559, à la pétition de la Chambre des communes demandant qu’elle se marie, Élisabeth rétorqua par cette phrase désormais célèbre : « Cela me suffira qu’une plaque de marbre déclare qu’une reine, ayant régné tant de temps, vécut et mourut vierge ». Pour autant, elle aimait la compagnie des hommes et la cour élisabéthaine a favorisé l’ascension d’hommes de valeur, séduisants de surcroît. Notamment ceux qui lui faisaient honneur en jouant le jeu de l’amour courtois, en portant haut ses couleurs durant les tournois, et en agrémentant les festivités et divertissements de poèmes à sa gloire, comme messieurs Christopher Hatton, Francis Drakeet Walter Raleigh.

Amy Robsart, William Frederick Yeames, Nottingham City Museums and Galleries © Tate, Londres, Dist. RMN-Grand Palais / Tate Photography

 

Ceux-là bénéficièrent considérablement de son affection, mais il n’y eut qu’un seul anglais qu’Élisabeth pensa épouser : Robert Dudley. Lorsqu’elle monta sur le trône, Dudley était marié, mais en 1560 sa femme, Amy, se tua en tombant dans les escaliers. Comme il entretenait une amitié sincère avec la souveraine au vu et au su de tous, la chute fort à propos d’Amy fit naître les suspicions à son encontre. Le coroner finit néanmoins par l’innocenter. Plusieurs hypothèses quant à ce décès suspect furent avancées. Notamment le fait qu'Amy, se sachant gravement malade se serait suicidée.
Élisabeth n’était pas pour autant libre de d’épouser Robert Dudley, car la cour était fortement opposée à ce mariage : on craignait que l’union de la reine à un simple sujet ne soit néfaste au prestige de la souveraine.

Fun Fact Tudors n°6 : Le sifflet d'Anne Boleyn

 

Le saviez-vous ? Henri VIII a offert un sifflet d'amour à Anne Boleyn...

 

Le pendentif sifflet offert par Henri VIII à Anne Boleyn, témoigne du rôle que jouait le bijou dans les échanges amoureux, et se teintent parfois d’une puissante charge émotionnelle dès lors qu’on les associe aux lettres d’amour qu’Anne recevait du souverain.

Les échanges de présents revêtaient une importance toute particulière sous le règne d’Élisabeth. En 1584, vêtements et accessoires représentaient ainsi 51,8 % de ses cadeaux de nouvel an. Les bijoux y entraient à hauteur de 7,4 %12.

Mais d’autres occasions se prêtaient également à ce type de présents. Sir Francis Drake reçut ainsi un bijou de la reine Élisabeth, qui le remerciait vraisemblablement par ce biais de son rôle dans la défaite de l’Invincible Armada en 1588.

(Sifflet en forme de pendentif offert par Henri VIII à Anne Boleyn, orfèvre inconnu, vers 1520, collection particulière (en dépôt au Victoria and Albert Museum de Londres))

 

Fun Fact Tudors n°7 : L'éternelle jeunesse de la reine Elisabeth

 

Le saviez-vous ? Même à la fin de sa vie, les portraits de la reine Elisabeth étaient ceux d'une jeune femme...

Dans les portraits d'Élisabeth à la fin de son règne, la reine est représentée de façon idéalisée et sans âge. De telles images de la reine, éternellement jeune, permettaient alors de faire passer l’idée essentielle que le régime était stable. Ces petits portraits servaient souvent de présents pour les courtisans, portant la devise en latin « Le danger même ne l’affecte » (Non ipsa pericula tangunt). La création du « masque de jeunesse » d’Élisabeth pourrait bien participer de la volonté du Conseil privé de contrôler l’image de la reine. D’ailleurs, en 1596, le Conseil autorisa la destruction de tous les portraits qui pourraient « être une offense » à la souveraine. Chacune de ses apparitions à la cour devait être une mise en scène pour faire écho à sa devise : « Toujours la même » (Semper eadem).

 

Fun Fact Tudors n°8 : la "grenouille" d'Élisabeth


Le saviez-vous ? La Reine Élisabeth, bien que connu comme "la Reine Vierge", eut de nombreux prétendants, dont le duc d'Alençon, qu'elle surnommait la "grenouille"...

En 1581, des négociations vont bon train pour un mariage entre François-Hercule de France, duc d'Alençon et Élisabeth. Il a 26 ans et elle en a 47. Élisabeth disait du duc d’Alençon qu’il était sa « grenouille » car il lui avait offert un bijou comportant une grenouille, dans lequel était inséré son portrait. La souveraine possédait d’ailleurs plusieurs bijoux associés à la grenouille. L’un d’entre eux était : « Semblable à une grenouille d’agate portant trois diamants et un rubis sur la tête et un pendentif de flammèches d’or, posée sur une fleur de lys en or. » Le carcanet – type de collier ras de cou – que porte Élisabeth dans le portrait dit au Phénix permet de juger de la somptuosité du bijou évoqué.
Finalement le mariage ne se fera pas, mais le surnom restera...

Élisabeth Ire, dit Le Portrait au Phénix (détail), associé à Nicholas Hilliard, vers 1575, Londres © National Portrait Gallery

 

Fun Fact Tudors n°9 : Holbein, le peintre chéri d'Henri VIII

 

Le saviez-vous ? Henri VIII, pas vraiment connu pour être un sentimental...adorait le peintre Hans Holbein...


Si Hans Holbein le Jeune n’a produit que peu de portraits de la famille royale, ceux-là ou ceux-ci restent parmi les plus saisissants et les plus familiers des Tudors. En effet, contrairement à la plupart des artistes, il avait ses entrées chez le roi. Une anecdote amusante raconte que Holbein avait poussé un comte anglais dans les escaliers après que celui-ci eut voulu forcer la porte de son atelier. Quand ce comte réclama au roi la permission de se venger, le monarque rétorqua de façon cinglante : « Crois-tu que je tienne si peu à cet homme ? Je te le dis, comte, de sept rustres, s’il me convient, je puis faire sept comtes, mais de sept comtes pas un Holbein, ni un artiste de sa valeur ! »
 

 

Henri VIII, d après Hans Holbein le Jeune, 1540-1550, Petworth House, National Trust. 

Fun Fact Tudors n°10 : Henri VIII : quel coureur !

 

Le saviez-vous ? Henri VIII a demandé à François Ier de lui présenter des filles...

Après la mort de Jeanne Seymour, Henri se mit en quête d’une nouvelle femme issue de l’une des maisons royales d’Europe. Il avait même demandé à François Ier de bien vouloir envoyer une sélection de sept ou huit femmes de sang royal à Calais, où il se rendait pour sceller l’alliance entre les deux pays.
Tout en appréciant l’intérêt d’Henri pour une épouse française, François fut cependant choqué par la formulation car les femmes « ne sont point hacquenées (juments) à vendre».

L’occupation principale de Holbein devint donc de peindre toutes ces femmes. Par exemple, en 1538, le peintre fit route pour Bruxelles et peignit Christine de Danemark, duchesse de Milan, puis partit pour Le Havre, Nancy et Joinville où il exécuta les portraits de Louise et Renée de Guise ainsi que d’Anne de Lorraine.

Puisque Thomas Cromwell, le conseiller le plus proche d’Henri VIII, recherchait une alliance avec les grandes familles protestantes du duché germanique, Holbein fut dépêché l’année suivante pour faire les portraits d’Anne et Amélia de Clèves.

Pour celui d’Anne, Holbein a d’abord travaillé sur parchemin, puis exécuté une miniature, vraisemblablement à la demande d’Henri qui souhaitait peut-être porter sur lui le portrait de la jeune femme avant qu’elle n’arrive. Si Holbein ne semble pas avoir été mis en cause personnellement
pour avoir mal représenté les traits d’Anne, Henri fut visiblement déçu lorsqu’il la rencontra. Le mariage fut tout de même célébré le 6 janvier 1540, mais annulé seulement six mois plus tard.

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