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Alphonse Mucha : un bohémien à Paris

exposition Alphonse Mucha - 12 sept. 2018 - 27 janv. 2019

Alphonse Mucha : un bohémien à Paris

Alphonse Mucha : un bohémien à Paris

Publié le 21 Septembre 2018
Artiste extraordinairement prolifique et polyvalent, Alphonse Mucha a laissé sa marque dans de multiples domaines des arts graphiques – affiches, joaillerie, décoration d’intérieur, théâtre, conditionnement de produits –, mais aussi en peinture, illustration de livres, sculpture et photographie. Tchèque de naissance, il est néanmoins souvent associé à la France et considéré comme une figure éminente de l’Art nouveau, l’un des mouvements les plus influents de l’histoire de l’art européenne.

Né en 1860 en pleine renaissance nationale tchèque, Mucha aspire passionnément à une nation tchèque indépendante de l’Empire austrohongrois. À Ivančice, sa ville de naissance, l’adolescent talentueux défend très tôt sa cause politique, en illustrant des magazines satiriques et en décorant des auditoriums. À Munich, où il se forme au milieu des années 1880, Mucha devient une figure de proue des communautés tchèque et slave.

Mucha arrive en 1887 à Paris, alors capitale européenne des arts. Artistes et étudiants affluent de tous pays et se regroupent par communautés. Mucha crée bientôt le «Lada», un club d’étudiants slaves, puis rejoint la communauté tchèque, la «Beseda», qu’il présidera ensuite.

Mucha, qui bénéficie du soutien financier du comte Eduard Khuen-Belasi (1847-1896), suit deux ans durant les cours de l’Académie Julian puis de l’Académie Colarossi. Mais, au début de 1889, le comte cesse de le soutenir.
Contraint de travailler, Mucha livre des illustrations pour des ouvrages et des revues. Pendant ces années difficiles, il habite rue de la Grande-Chaumière. Mucha y rencontre alors Paul Gauguin (1848-1903) et l’écrivain suédois August Strindberg (1849-1912).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zoom sur l'amitié entre Paul Gauguin et Alphonse Mucha : 

 

À la fin du mois d’août 1893, un Gauguin sans le sou, récemment rentré de Tahiti, entre dans la crèmerie de Madame Charlotte, où se réunit le cercle des artistes de la rue de la Grande-Chaumière.
Mucha, qui commence à percer dans l’illustration, vit à l’époque au numéro 8, en face de la crèmerie. Il dispose d’un atelier qu’il va partager avec Gauguin.
Leur amitié est documentée par plusieurs photographies de Mucha que vous retrouverez dans l'exposition. 
À l’époque, ce dernier travaille sur les illustrations du roman de Judith Gautier, Mémoires d’un éléphant blanc, qui paraît en feuilleton de septembre 1893 à janvier 1894, avant d’être publié sous forme de livre au cours de l’année 1894. 

 

 

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