La Vallée de Saint-Vincent

La Vallée de Saint-Vincent

La Vallée de Saint-Vincent

Paul Durand-Ruel, le pari de l'impressionnisme Manet, Monet, Renoir
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Origine et date: 
La Vallée de Saint-Vincent, 1830, Huile sur papier marouflé sur toile
Londres, The National Gallery, acquis en 1918
Artiste(s): 
1812
1867

En juin 1830, Théodore Rousseau se rend en Auvergne. Frappé par la beauté sauvage de la région, il y exécute des études rapides et finement observées qui vont jouer un rôle fondateur dans son évolution artistique. Plusieurs de ces études ont pour cadre la vallée de Saint-Vincent ou ses environs, au pied du Puy Mary, le point culminant que l’on aperçoit ici. Rousseau s’est concentré sur l’à-pic vertigineux des rochers au premier plan, le mouvement de la vallée et la ligne des montagnes menaçantes dans le lointain. En 1867, l’artiste vend le tableau, en même temps que d’autres études d’Auvergne, à Durand-Ruel et à Brame, qui l’exposent peu de temps après. En juillet 1869, l’œuvre est achetée par un certain M. Ourdeki pour la somme de 300 francs1. Elle figurera plus tard dans la collection d’Edgar Degas, qui l’achète lors d’une vente aux enchères en 1899, « par erreur », explique-t-il, en pensant « d’un peu loin » que c’était un Corot. Il ajoute : « Durand-Ruel n’a pas voulu me le reprendre tout en m’assurant que c’était un excellent tableau, ce qui est vrai2. »

 

1. Ourdeki est peut-être la transcription du nom Hourquebie, marchand d’art qui a pu acheter le tableau pour le compte d’Alfred Sensier, son propriétaire suivant.
2. « Th. Rousseau. Études de Montagnes, vallée cantal. No. 221. Vente Doria, mai [18]99, 1 000 F. acheté par erreur, ai cru, d’un peu loin, qu’on me vendait un Corot. » (notes inédites, collection particulière). Voir cat. exp. Londres 1996, p. 67, note 223.

 

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