La Vierge à l’Enfant entre saint Michel et saint André

La Vierge à l’Enfant entre saint Michel et saint André

La Vierge à l’Enfant entre saint Michel et saint André

Cima da Conegliano, maître de la Renaissance vénitienne
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Origine et date: 
La Vierge à l’Enfant entre saint Michel et saint André, vers 1496-1498, Parme, Galleria Nazionale © Archives Alinari, Florence, Dist. RMN / Georges Tatge
Artiste(s): 
1459
1517

En situant la Vierge et les saints en plein air, dans un décor qui n’est plus soumis à une parfaite symétrie, Cima renouvelle la forme traditionnelle de la Conversation sacrée. La Vierge est en effet assise à l’extérieur d’un temple antique en ruine qui occupe la partie droite de la composition, tandis que sur la gauche un paysage se déploie.

Dans cette œuvre l’architecture n’est plus un simple décor, elle se charge de sens. Installée de manière informelle parmi ses vestiges, la Vierge au voile dorée soutient l’Enfant assis au pied du pilastre d’angle. Le peintre exprime ainsi une idée répandue dans les cercles humanistes, selon laquelle le christianisme s’est élevé sur les ruines de l’Antiquité. La scène est baignée d’une lumière dorée qui unifie l’ensemble du tableau.

Cette œuvre est le premier de plusieurs retables que Cima da Conegliano a réalisé pour la ville de Parme, où sont art était apprécié d’une élite de gens cultivés. Les nouveautés qu’il apporte ne tardent pas à être suivies par les artistes de la génération suivante, comme Sebastiano del Piombo et Titien. Dans le retable qu’il peint vers 1510 pour l’église San Giovanni Cristomo, Sebastiano del Piombo retient notamment cette idée de Cima de scinder la composition entre un édifice vue de côté et le paysage au lointain.


 

Détail 1

Derrière le visage de saint Michel Archange, le peintre a ménagé une ouverture sur le paysage, en plaçant en haut d’une colline le bourg fortifié de Conegliano (province de Trévise) avec ses remparts, ses maisons et sa tour à corbeaux.

 

Détail 2 :

Installée au milieu des ruines, la Vierge au voile dorée pose un regard bienveillant sur son fils - assis au pied du pilastre d’angle - qu’elle soutient. Celui-ci d’un geste de la main bénit les spectateurs du tableau.

 

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