Lamentation du Christ mort entre saint François et saint Bernardin

Lamentation du Christ mort entre saint François et saint Bernardin

Lamentation du Christ mort entre saint François et saint Bernardin

Cima da Conegliano, maître de la Renaissance vénitienne
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Origine et date: 
Lamentation du Christ mort entre saint François et saint Bernardin, vers 1495-1497, Modène, Galleria, Museo e Medagliere Estense © Archives Alinari, Florence, Dist. RMN / Fratelli Alinari
Artiste(s): 
1459
1517

Ce tableau est vraisemblablement destiné dès l’origine à l’église franciscaine San Nicolò de Carpi, comme l’indique la présence des grands saints de l’ordre franciscains, saint François et saint Bernardin qui, désolés, assistent à cette scène du Nouveau Testament. Mais Alberto Pio, profondément attaché à cette œuvre, de format relativement modeste, la garde probablement un temps auprès de lui pour les besoins de sa dévotion personnelle auxquels Cima a parfaitement su répondre. On sait même qu’Alberto Pio emporte l’œuvre avec lui lors d’un séjour à Rome.

L’émotion et le drame sont au cœur de la composition du peintre. L’artiste exprime la douleur au travers des gestes et des expressions tristes et éplorés des personnages. Déposé sur un rocher devant le sépulcre, le corps du Christ occupe le premier plan, Jean lui soutient tendrement la tête tandis que Marie-Madeleine retient celle de la Vierge effondrée. Cima décrit également avec soin les larmes qui coulent sur les joues des quatre angelots qui planent au-dessus de la scène. L’ensemble est baigné d’une lumière cristalline qui exalte les couleurs des vêtements, le paysage au lointain et le ciel changeant.


 

Détail 1 :

Le peintre souligne dans sa composition la gestuelle et l’expression des visages tristes et éplorés du groupe de personnages entourant le Christ. Jean lui soutient tendrement la tête, entouré de saint Pierre et saint Paul dont on peut voir les larmes couler sur leurs visages.

Détail 2 :

L’émotion et le drame se lisent également sur les visages des personnages féminins : Marie-Madeleine résignée soutient la tête de Marie effondrée.

Détail 3

En haut sur la colline, on aperçoit le Calvaire avec ses croix désormais vides où sont regroupés des savants et des soldats s’apprêtant à descendre en une longue procession.

 

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