Aujourd'hui parlons de Marguerite Gérard. Elle est née à Grasse en 1761 d'un père marchand parfumeur à Grasse puis à Paris, où elle meurt en 1837.
Elle devient élève, puis assistante et enfin collaboratrice de son beau-frère, Jean-Honoré Fragonard. Elle finit par s’accomplir seule, s’imposant dans la réalisation de portraits et de scènes de genre parfois voluptueuses. Elle excelle dans le traitement des reflets sur les surfaces, la caractérisation des chairs et dans la composition de scènes de la vie quotidienne. Elle se fait connaître par une série de portraits de société dont les modèles appartiennent au cercle que Fragonard recevait dans leur atelier-logement du Louvre.
Photo (C) RMN-Grand Palais
(musée du Louvre) / Tony Querrec
Marguerite Gérard adopte des stratégies différentes de celles des autres femmes de sa génération, notamment en confiant ses œuvres à deux des marchands d’art les plus expérimentés des années 1780, Jean Dubois et Goury de Champgrand. Elle exploite également le marché de l’estampe pour asseoir sa réputation (et amasser une impressionnante fortune).
Parmi toutes les artistes de sa génération, c’est l’une de celles qui a le mieux réussi.
L'élève intéressante (ci-contre) est un hommage foisonnant à l’univers de Fragonard. On la voit, dans un reflet discret mais virtuose, occupant une place d’auteur au sein de l’atelier.