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Des portraits à l'image d'une société prospère

Exposition L'âge d'or de la peinture anglaise

Des portraits à l'image d'une société prospère

Des portraits à l'image d'une société prospère

Publié le 04 Novembre 2019
Découvrez l'essor du portrait en Angleterre au XVIIIe siècle qui reflète une société au développement économique et urbain rapide !

Le portrait est un genre majeur en Angleterre, surtout depuis que les querelles religieuses du XVIe siècle ont fait disparaître les commandes ecclésiastiques et rendu risquées les représentations historiques. C’est d’abord dans ce domaine que, dès les années 1760, se développe un style proprement anglais, fortement
influencé par l’Europe du Nord, et en particulier par Anton Van Dyck (1599-1641), qui fit une carrière très importante en Angleterre. Le portrait aristocratique,
inspiré du portrait royal, le plus souvent en pied et d’une taille qui se rapproche de la grandeur nature, se caractérise par son hiératisme. S’il s’étend progressivement à la bourgeoisie, il garde pour objectif de montrer le statut social élevé de son commanditaire.

Joshua Reynolds est l’inventeur d’une solution nouvelle pour ce type de portrait, présentant la figure dans des environnements spectaculaires (naturels ou architectural) et lui donnant une grandeur un peu intemporelle. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, on assiste à l’émergence d’une sensibilité nouvelle pour l’individu, qui se traduit dans les portraits par une attention plus grande portée à l’expression de la subjectivité du modèle.

 

Si la volonté d’affirmation d’un statut social ne disparaît pas entièrement, elle se coule désormais dans un naturel savamment mis en scène, à travers des représentations chargées d’intimité.

 

On voit par exemple ci-contre à droite le tout jeune Comte de Carlisle, revêtu d’un costume somptueux mettant en valeur son cordon de chevalier du Chardon, une distinction prestigieuse qui vient de lui être remise. Sa pose un peu détournée, un bras en avant, évoque l’Apollon du Belvedere, tandis qu’il descend les marches d’une architecture grandiose. Le petit chien, ajouté aux pieds du modèle par la suite, vient donner un peu de vie à cette image d’apparat.

 

À retrouver dans l'expo L'âge d'or de la peinture anglaise. De Reynolds à Turner, jusqu'au 16 février 2020. 

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