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3 personnages fantastiques dans le décor d'une maison
Leonora Carrington, Le Bon Roi Dagobert (Elk Horn), 1948 © 2026 Estate of Leonora Carrington / ADAGP, Paris © Collection D.T.O.
3 personnages fantastiques dans le décor d'une maison
Leonora Carrington, Le Bon Roi Dagobert (Elk Horn), 1948 © 2026 Estate of Leonora Carrington / ADAGP, Paris © Collection D.T.O.

Le fantastique et l’étrange : les voyages intérieurs de Leonora Carrington

Type(s) de public Tout public

Son œuvre explore les profondeurs de l’esprit et fait du fantastique un outil de connaissance de soi. Chez Leonora Carrington, l’étrange n’est pas décoratif : il prend la forme de maisons habitées par des présences invisibles, de corps en transformation et de scènes du quotidien traversées par l’invisible.

Le voyage comme expérience intérieure

Le voyage est au cœur de son œuvre, mais il dépasse largement le déplacement géographique. Marquée par l’exil entre l’Angleterre et le Mexique, Carrington transforme cette expérience en paysages mentaux.

Dans ses peintures, les espaces domestiques deviennent instables, parfois construits comme des architectures à plusieurs niveaux : un étage peut évoquer le monde visible, un autre des zones plus profondes liées à l’inconscient.

Cette organisation en strates donne l’impression d’un monde où plusieurs réalités coexistent en permanence, comme si l’on pouvait être à la fois dans un lieu concret et dans un espace intérieur.

Symboles, mythes et métamorphoses

Carrington puise dans les contes, les mythes et les traditions mystiques pour construire un langage visuel très personnel. Ses œuvres montrent des figures hybrides, des humains mêlés à des animaux, êtres en mutation, présences étranges intégrées au quotidien.

Dans certaines scènes, les gestes les plus simples (manger, habiter, se déplacer) sont entourés d’éléments symboliques, comme si chaque action ouvrait une dimension invisible.

Oeuvre de Leonora Carrington, The Lodging House, représentant un intérieur avec plusieurs étages et des créatures hybrides
Leonora Carrington, The Lodging House [La Maison d’hôtes], 1949 © 2026 Estate of Leonora Carrington / ADAGP, Paris © GrandPalaisRmnEditions

Une autre lecture du réel

La transformation est centrale dans son travail : les formes changent, les identités glissent, les frontières entre humain, animal et esprit deviennent poreuses. Cette instabilité n’est pas un chaos, mais une manière de représenter un monde en mouvement constant. Ainsi, le fantastique chez Carrington ne s’oppose pas au réel. Il permet au contraire d’en révéler les zones invisibles et les profondeurs intérieures.

Une expérience à vivre au Musée jusqu'au 19 juillet 2026. 

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