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Keith Haring, Untitled (n° 2557), 1986 © Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, Nice Ville de Nice Keith Haring Foundation, 2025

Pop Art, objets cultes et couleurs vives : quand l’art devient populaire

À découvrir dans l'expo 

Type(s) de public Tout public

Et si une boîte de conserve valait bien une Vénus ? Avec Tous Léger !, le Musée s’amuse à rapprocher Fernand Léger, des artistes du Pop Art et du Nouveau Réalisme. Une expo pleine de couleurs, d’idées… et d’objets qui en disent long sur notre époque.

Un monde en couleurs vives

À la fin des années 1950, un vent de fraîcheur souffle sur l’art. De part et d’autre de l’Atlantique, des artistes s’emparent de la culture de masse pour mieux la détourner. Publicité, emballages, objets du quotidien deviennent matière à création. En France, cela donne naissance au Nouveau Réalisme. Aux États-Unis, c’est le Pop Art qui s’impose. Deux mouvements proches, qui réinventent l’art à leur façon.

À travers une sélection d'œuvres variées, l’exposition met en évidence les liens historiques et artistiques entre Fernand Léger et les Nouveaux Réalistes. Elle établit également des dialogues entre ses recherches plastiques et celles du Pop Art américain incarné par des figures comme Robert Indiana, Roy Lichtenstein, May Wilson, mais aussi Gilbert & George et Keith Haring qui émergent dans les années 1970 et 1980, et dont certaines œuvres interagissent avec celles de Léger.

Gilbert & George, Flower Worship, 1982 © Ville de Nice, Muriel Anssens Gilbert & George, 2025

L’objet, sujet privilégié

Le pop art, comme le Nouveau Réalisme, s’inspire des images et des objets, symboles de la consommation. Leur but est similaire : montrer qu’une peinture figurative est encore possible après les atrocités des guerres mondiales et les révolutions plastiques des avant-gardes, mais que cela nécessite une refonte des moyens picturaux.

En s’emparant des objets du quotidien, de l’esthétique de la rue et de la société de l’après-guerre, ces artistes européens ou américains font émerger des considérations nouvelles sur la couleur, la représentation de la société de loisirs, et le travail collectif. Les objets ne sont plus mis en avant pour leur charge symbolique mais pour leur beauté formelle. Ils sont agrandis, juxtaposés, fragmentés par des aplats de couleurs vives et aléatoires.

Une même approche du réel

Ce qui rapproche les Nouveaux Réalistes des Pop artistes, c’est leur façon de s’approprier le réel. Les premiers récupèrent, compressent, assemblent. Les seconds stylisent, agrandissent, sérigraphient. Mais tous abolissent le sujet classique. L’œuvre ne raconte plus, elle montre. Comme Fernand Léger avant eux, ils refusent la mimesis et explorent de nouveaux outils, de nouvelles idées. Une manière audacieuse de faire entrer le quotidien dans l’art ! 

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