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Vue de l'exposition Tarsila do Amaral
Vue de l'exposition Tarsila do Amaral © Didier Plowy pour GrandPalaisRmn 2024

Tarsila do Amaral : l'art brésilien qui bouscule les codes

Vous avez entre 16 et 25 ans ? Voici pourquoi vous allez adorer l’exposition dédiée à l’artiste brésilienne Tarsila do Amaral.

3 anecdotes pour décrire une artiste qui n’a pas peur de casser les codes

Tarsila do Amaral, c’est une artiste audacieuse qui a su marier les influences parisiennes du cubisme à la richesse des récits populaires brésiliens.

  1. Une artiste engagée… jusqu’à la prison : dans les années 1930, Tarsila s’implique politiquement, soutenant des mouvements marxistes et la Révolution constitutionnaliste contre le régime autoritaire de Getulio Vargas. Cet engagement lui vaut d’être emprisonnée un mois pour "subversion". Une expérience qui la pousse à créer des œuvres comme Operarios, une peinture poignante qui dénonce les inégalités sociales au Brésil.
     
  2. Un cadeau d’amour hors norme : en 1928, Tarsila peint Abaporu pour son mari, une œuvre aussi étrange que fascinante. Ce tableau, emblématique du modernisme brésilien, représente un personnage gigantesque au pied démesuré, un cactus et une sorte de soleil éclatant. Ce mélange surréaliste et primitiviste symbolise en fait la "dévoration" des influences étrangères pour créer un art profondément brésilien. En voilà un cadeau singulier, qui a donné naissance au mouvement "anthropophagique" !
     
  3. Des créatures mystérieuses et des contes d’enfance : Tarsila puise aussi son inspiration dans les récits populaires brésiliens. Dans A Cuca, elle donne vie à une créature jaune étrange, inspirée d’une sorcière à tête d’alligator qui terrorise les enfants dans les contes traditionnels. Mais ce n’est pas tout : certains voient dans Abaporu une allusion au Saci Pererê, un diablotin espiègle à un seul pied, légende brésilienne, qui sème la zizanie et incarne l'esprit malin. Ces personnages fantastiques, accompagnés de couleurs vives et de formes audacieuses, montrent à quel point Tarsila réinvente les mythes pour les intégrer à son art.

Quelques pépites à ne pas manquer dans l'exposition

Tarsila do Amaral, A Cuca
A cuca © Tarsila do Amaral Licenciamento e Empreendimentos S.A. © Ville de Grenoble / Musée de Grenoble –J.L. Lacroix
  • Un album de voyage à feuilleter : grâce à une borne interactive, plongez dans les souvenirs de Tarsila, entre billets de bateau, photos d’époque et tracts publicitaires, pour revivre ses nombreux allers-retours entre la France et le Brésil.
     
  • Un photomaton artistique : avant de pénétrer dans l’exposition, immortalisez votre visite avec un portrait inspiré des couleurs et des formes si caractéristiques de l'œuvre de Tarsila.
     
  • Un week-end festif au rythme du Brésil les 7 et 8 décembre : le temps d’un week-end, le Musée du Luxembourg célèbre l’exposition en grande pompe avec une nocturne gratuite, un concert brésilien, un défilé de batucada dans les jardins du Luxembourg, des animations samba et bossa nova et des visites guidées. Un moment tout trouvé pour savourer l’exposition en famille ou entre amis !

 

Le saviez-vous ? Les avantages exclusifs pour les jeunes de 16 à 25 ans

  • Tarif spécial duo : 10 € pour deux personnes, du lundi au vendredi après 16h.
     
  • Opération "Places aux jeunes" : entrée gratuite sur réservation en ligne (places limitées).
     
  • Gratuité également pour les moins de 16 ans et les bénéficiaires des minima sociaux. 

Réservez vos billets et laissez-vous embarquer dans une aventure artistique hors du commun !

Une femme bien apprêtée avec un cheval blanc
Leonora Carrington, Sisters of the Moon, Diana, 1932 © 2026 Estate of Leonora Carrington / ADAGP, Paris
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