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Tarsila do Amaral, A Metrópole, 1958
Tarsila do Amaral, A Metrópole, 1958 © Tarsila do Amaral Licenciamento e Empreendimentos S.A. / Coll. Maria Bernadette Ortiz Nascimento / photo Marcelo Spatafora

Tarsila do Amaral, une artiste empreinte de modernité

Type(s) de public Tout public

Les années passent et l’art de Tarsila do Amaral continue de nous surprendre. À la fin de sa carrière, l’artiste se réinvente, mêlant actualité brésilienne et internationale dans des œuvres toujours plus audacieuses. Découvrons !

Du gigantisme onirique…

Dans ses tableaux des années 1940, Tarsila revient à une forme de gigantisme onirique, déjà présent dans certaines peintures de la période « anthropophagique », mais dans un style encore une fois renouvelé. Le thème du travail occupe encore sa production mature, avec une attention particulière à la condition du travail féminin.

Tarsila do Amaral, Terra, 1943
Tarsila do Amaral, Terra, 1943 © Tarsila do Amaral Licenciamento e Empreendimentos S.A. / Marcio Rangel

Jamais exposée dans les rétrospectives de l’artiste après sa mort, une petite série de la fin des années 1940, aux touches légères, presque pointillistes, inaugure un nouveau virage stylistique. Le tableau Terra (1943) en est une parfaite illustration.

Le personnage allongé, presque fondu dans le paysage, semble en parfaite symbiose avec la nature. Les montagnes deviennent des cheveux et les cactus réapparaissent, rappelant ses œuvres des années 1920. Ici, Tarsila semble prendre ses distances avec le réalisme social pour explorer une vision métaphysique, teintée d'onirisme et de poésie. Le titre de ce tableau et le lien du personnage avec la terre renvoient aux luttes paysannes qui animent le contexte rural brésilien à cette époque.

 

… À l’abstraction géométrique

Dans les années 1950, Tarsila s’intéresse aux bouleversements urbains du Brésil et à la montée de l’abstraction géométrique. Alors que le chantier de la nouvelle capitale Brasilia commence tout juste, l’artiste s’imprègne des nouvelles perspectives sur la ville moderne proposées par les jeunes artistes et intellectuels brésiliens.

A Metrópole, Tarsila do Amaral, 1958
Tarsila do Amral, A Metrópole © Tarsila do Amaral Licenciamento e Empreendimentos S.A. / Coll. Maria Bernadette Ortiz Nascimento / Marcelo Spatafora

Tarsila do Amaral revisite son œuvre, actualisant certains motifs passés. L’artiste explore de nouvelles formes, jouant avec formes géométriques et organiques, caractéristiques de son style depuis toujours.

Entre 1920 et 1960, le paysage brésilien se transforme profondément. Avec l'arrivée de nouvelles populations et la pression immobilière, les gratte-ciels s’étendent au-delà du centre-ville, jusqu'à atteindre les quartiers périphériques. Tarsila représente ces changements en peignant les tours d’immeubles qui composent désormais l’horizon de la ville, notamment dans l'oeuvre A Metrópole (1958)teintée de gris, bleu et violet. Son approche presque abstraite fait écho aux géométries expérimentales des jeunes artistes qu'elle côtoie dans les biennales de São Paulo et Venise, dans les années 1950 et 1960.

 

 

Une rétrospective à ne pas manquer !

À travers ses toiles, l’artiste brésilienne Tarsila do Amaral a su capter les métamorphoses sociales, culturelles et architecturales de son pays natal. Des influences parisiennes à l'abstraction géométrique des années 1950, son œuvre témoigne des transformations profondes de son époque, des conditions de travail à l'urbanisation effervescente. Une rétrospective saisissante à découvrir jusqu’au 2 février au Musée.

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Leonora Carrington, Sisters of the Moon, Diana, 1932 © 2026 Estate of Leonora Carrington / ADAGP, Paris
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